La scarlatine, souvent associée à l’enfance, n’épargne pourtant pas les adultes. Cette maladie infectieuse, causée par une bactérie streptococcique, peut frapper à tout âge, bien que les cas soient plus rares chez les plus de 20 ans. Les symptômes incluent une éruption cutanée caractéristique, une forte fièvre et des maux de gorge.Chez les adultes, la scarlatine peut entraîner des complications plus graves si elle n’est pas traitée rapidement. La prévention passe par une bonne hygiène et une vigilance accrue en présence de symptômes. Comprendre cette réalité permet de mieux se protéger et de réagir efficacement face à cette infection.
La scarlatine chez l’adulte : une réalité méconnue
On a tendance à classer la scarlatine parmi les maladies d’enfants. Pourtant, ce diagnostic n’est pas réservé aux seuls bambins. Causée par le fameux streptocoque bêta-hémolytique du groupe A, cette infection bactérienne peut aussi bousculer les adultes, et la vigilance s’impose d’autant plus depuis la pandémie de Covid-19. En France, les chiffres collectés par Santé Publique France montrent une hausse de cas, rappelant que ce n’est pas un épisode du passé mais bel et bien une menace actuelle.
Si les symptômes rappellent ceux rencontrés chez les plus jeunes, l’enjeu est différent : chez l’adulte, des complications sérieuses peuvent survenir sans prise en charge rapide. Voici les signaux d’alerte à connaître :
- Une forte fièvre
- Une angine marquée
- Une éruption cutanée visible
- Une desquamation (la peau qui pèle après l’éruption)
Pour confirmer la présence de la maladie, le Test de Diagnostic Rapide (TDR) s’impose en première ligne. Puisque la scarlatine n’a pas de vaccin, tout se joue sur la rapidité de détection et l’efficacité du traitement. Anticiper plutôt que subir, voilà le mot d’ordre.
Le traitement repose sur les antibiotiques, et l’amoxicilline reste la référence. Le paracétamol vient en appoint pour calmer la fièvre et les douleurs. Mais rien ne remplace la rigueur en matière d’hygiène : lavage régulier des mains, précautions au quotidien, limitation des contacts pendant la phase aiguë.
La scarlatine ne s’invite pas souvent chez les adultes, mais quand elle frappe, mieux vaut ne pas la sous-estimer.
Symptômes et diagnostic de la scarlatine chez les adultes
Si un adulte contracte la scarlatine, le tableau clinique reste assez typique, mais l’intensité peut surprendre. Les signes à surveiller sont les suivants :
- Une forte fièvre
- Une angine
- Une éruption cutanée
- Une desquamation
La fièvre se manifeste brutalement, parfois accompagnée de frissons. La gorge s’enflamme, les amygdales deviennent douloureuses, rendant même la déglutition pénible. Vient ensuite l’éruption : des rougeurs qui s’étendent sur le tronc, puis sur les membres, parfois accentuées dans les plis du coude ou de l’aine. Après quelques jours, la peau pèle, notamment au niveau des doigts et des orteils.
Pour ne pas laisser la maladie s’installer, le Test de Diagnostic Rapide (TDR) est un allié précieux. Un prélèvement en cabinet médical suffit pour détecter le streptocoque responsable. Si le résultat est positif, le médecin enclenche sans attendre la prescription d’antibiotiques afin de limiter les risques de complications : otite, sinusite, voire atteinte rénale ou cardiaque dans les rares cas sévères.
Dans les faits, la rapidité de la prise en charge fait la différence. Les professionnels sont aujourd’hui sensibilisés à la nécessité d’identifier rapidement la maladie, même chez des patients adultes, afin d’éviter les chaînes de contamination et les épisodes graves.
Prévention et traitement de la scarlatine à l’âge adulte
Pour traiter la scarlatine à l’âge adulte, le protocole s’appuie sur les antibiotiques, avec une large utilisation de l’amoxicilline. Ce choix vise à éradiquer le streptocoque bêta-hémolytique du groupe A et à raccourcir la durée des symptômes. En complément, le paracétamol est prescrit pour abaisser la fièvre et apaiser l’inconfort.
Conduite à tenir pour les patients
Certains réflexes doivent être adoptés pour limiter la transmission et favoriser la guérison. Il s’agit notamment de :
- Respecter à la lettre la posologie et la durée du traitement antibiotique
- Réduire les contacts sociaux, surtout durant les premières 24 heures de traitement
- Renforcer les gestes d’hygiène : lavage minutieux des mains, usage de mouchoirs jetables, nettoyage régulier des surfaces fréquemment touchées
Le rôle des experts en la matière
Des spécialistes, tels que le Dr Georges Thiebault, le Dr François Vie Le Sage, le Dr Andréas Werner ou le Dr Pierre Bakhache, rappellent l’intérêt d’une vigilance accrue et d’une sensibilisation des professionnels de santé. Leur objectif : détecter tôt les cas de scarlatine adulte et assurer une réponse médicale rapide et appropriée.
La surveillance orchestrée par Santé Publique France permet de suivre les variations de la maladie, en particulier depuis la hausse observée après la pandémie de Covid-19. Tant qu’aucun vaccin n’est disponible, ces efforts collectifs restent la meilleure arme pour freiner la circulation de cette infection bactérienne.
Rester attentif à la scarlatine, même passé l’âge de l’école primaire, c’est refuser de laisser une maladie oubliée refaire surface par surprise. La vigilance ne se relâche pas. Qui aurait cru que l’enfance pouvait encore, parfois, rattraper les adultes ?


